Economie
11/4/2024
Ce 8 avril, les partenaires sociaux ont conclu un accord pour augmenter l’intervention de l’employeur dans les frais de transport en train. Nous l’avons dit, c’est un bon accord. Il augmente l’intervention de l’employeur, sans lier cette augmentation à celle des tarifs de la SNCB. On évite les dérapages
Mais ce n’est pas tout. Très prochainement, le groupe des 10 (sommet de la concertation sociale) va diffuser sa vision sur les actions à prendre pour améliorer la mobilité des citoyens, des travailleurs et des entrepreneurs. En voici l’essentiel.
D’abord il faut répondre aux aspirations des personnes en termes d’accès à des biens, services, travail de façon efficace, sûre et à un coût raisonnable et justifié. Ensuite il faut que les entreprises accèdent à leurs matières premières de manière efficace, compétitive et fiable. Enfin évidement, il faut poursuivre nos objectifs environnementaux.
Il suffit de prendre la route dans n’importe quelle partie du pays pour observer que l’organisation des travaux sur les réseaux routiers semble n’obéir à aucun schéma. Ceci doit cesser. Les autorités doivent développer des stratégies interfédérales communes. Ces stratégies doivent par ailleurs être basées sur des analyses d’impact pour rendre les travaux aussi « indolores » que possible. Enfin, pour les entreprises, on ne soulignera jamais assez l’importance de la simplification administrative qui doit permettre aux PME d’accéder plus facilement aux marchés publics. On met également l’accent sur les partenariats public-privé comme solution pour moderniser les réseaux.
La voiture partout tout le temps pose des problèmes. La solution n’est pas son élimination. Il faut l’inclure dans l’équation sans pour autant en faire l’unique possibilité. C’est le sens d’une mobilité davantage multimodale. Très séduisante en théorie, une totale multimodalité est cependant conditionnée à des impératifs fondamentaux. Adapter l’infrastructure, adapter l’offre (la faire monter en qualité), adapter les tarifs, intégrer les services… Ce transfert modal fixe un cap, mais le terminus est encore loin.
UCM a été très attentive à ce que la promotion de la mobilité ne serve pas d’occasion pour mettre les PME en difficulté. Libérer les routes si c’est pour les offrir aux grandes plateformes de e-commerce, ça ne fait pas notre affaires. Imposer des modes de livraison « durables » tout en laissant s’installer des pratiques de retours soi-disant gratuits est une fausse solution.
Enfin, nous allons rappelé l’importance de la contribution des partenaires sociaux sur ces questions.
Matthieu Dewèvre
Pour ucmvoice.be